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le journal de MaxMANUEL DE DEMISSION MENTALE
le journal de max
Une solution élégantesemaine 1, lundi 14h00
Les trois coups<b>semaine 1, lundi 7h59</b> Un nouveau Diderot<b>semaine 1, mardi 11h30</b>
Le Boss entre dans mon bureau les bras au ciel. Une grosse commande vient de tomber mais Numéro 4 est en arrêt maladie. Manque de chance : ce dernier est le seul à maîtriser la Charte Qualité.

Pour mon supérieur, c’est le drame absolu. La déconfiture intérieure, l’estomac en charpie. Je déroule la procédure habituelle (quelques mots apaisants sur fond d’empathie tranquille) mais le spectacle est si affligeant que je finis par craquer : « Je peux le faire. » Bien entendu, c’est archi-faux.

Sur le coup, le Boss en a presque les larmes aux yeux. Deuxième effusion de la journée, on frise la tragédie grecque. Oui pour tout mais stop ! Pour calmer son exubérance, je caresse la bête dans le sens du poil : on forme une équipe super, on va s’en sortir, j’y travaille tout de suite, etc.

A peine le Boss sorti, je jette un œil. Effectivement, c’est du lourd. Même du fond de mon apathie congénitale, je sens le poids des sommes en jeu me chauffer les oreilles. Les prochains jours de boulot s’annoncent corsés.

Quoique. Numéro 4 sera sûrement revenu d’ici là. Alors, pourquoi se fouler ?

L’esthétique de la solution vient de sa simplicité. Le génie du glandeur à l’état pur. D’un geste souple, précis, élégant, je dépose la commande sur la pile. Et hop !
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