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le journal de MaxMANUEL DE DEMISSION MENTALE
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Mozartsemaine 3, mercredi 16h00
Avec mes remerciements<b>semaine 3, mercredi 10h00</b> Le cas Annie<b>semaine 3, jeudi 11h30</b>
Tout le monde bosse. Enfin, tout le monde sauf moi. Le tour en salle de pause s’impose. Je tombe sur Mozart, le yorkshire de Solénoïde. Tous les mercredis - les habitudes, moi, ça me fige - la maman de notre standardiste s’occupe du monstre. Elle lui fait sa sortie clopin-clopant, chacun tirant l’autre dans les orties, puis le ramène à sa maîtresse en fin d’après-midi.

Le ramasse poussière, auquel il ne manque qu’un manche bien placé, porte bien son nom : plus il aboie, plus des sons étranges lui cassent les oreilles. Alors, pour marquer son mécontentement, il aboie de plus belle, sans se rendre compte qu’il est la source de l’insupportable bruit qui le gène. Tu parles d’un virtuose ! Seulement là, seul avec moi, le york sent le danger. Il reste sur ses gardes. Je boîte de la jambe gauche, laissant la droite disponible pour pouvoir droper à tout moment l’auteur-compositeur-interprète. Chacun toise l’autre, façon western.

Solénoïde est persuadée que « Mozart est un être humain comme les autres ». Elle lui parle en conséquence. Et dans le fond, je partage la même croyance : « Ne t’avise pas de l’ouvrir, sale bête. Ou je te satellise sur Pluton et tu retombes directement en moumoute hippie sur la tête de Méga-Man. » La teigne se tait. J’ai su trouver les mots. Peut-être vais-je pouvoir accéder à la machine à café sans mettre ma terrible menace à exécution.
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