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le journal de MaxMANUEL DE DEMISSION MENTALE
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Le pot du vendredisemaine 1, vendredi 16h00
La pipotique<b>semaine 1, vendredi 8h30</b> Rechute inquiétante<b>semaine 2, lundi 9h00</b>
Pour une fois, je ne suis pas mécontent de me rendre au goûter festif de fin de semaine. Revoir la petite Christelle est une juste récompense après l’effort titanesque de la matinée. La tarte aux pommes de la demoiselle est des plus sommaires. Il y a bien une pâte, des pommes, mais pas de réel mélange des saveurs. A l’évidence, notre stagiaire manque de pratique.

Cette fois, le café a carrément l’odeur d’un désodorisant à la vanille. L’explication ne se fait pas attendre. Pour nous faire plaisir, Solénoïde a ramené sa réserve personnelle. Depuis le début de la semaine, je déguste du moulu bas de gamme parfumé au chocolat, au caramel, à l’orange. Impossible de trouver les mots pour la remercier. Peut-être : « Au secours ! »

Christelle est sous le feu des projecteurs. Chacun y va de son conseil sur la papeterie, l’histoire de la boîte, les objectifs à venir. La belle sature mais il est trop tôt pour l’emmener sur mon cheval blanc. Observant la scène depuis mon coin, je laisse faire.

Du coup, je ne vois pas venir l’attaque en piqué de deux clones en chemises blanches, costumes noirs, cheveux dans le vent, montres suisses, chaussettes à motifs. Ils me parlent de leur nouvelle passion, le cerf-volant. Vu mon statut, je pourrais les éjecter d’une phrase : « Ton cerf-volant, tu te le carres où je pense, tu fais l’avion jusqu’à ton bureau et tu ne m’adresses plus jamais la parole. » Mais la manière la plus économique de s’en sortir est encore d’écouter leur bouillie. Ou du moins de faire semblant. Avant de m’éclipser définitivement, je lance à mes deux excités : « Gardez le reste au chaud, je reviens tout de suite. » Ils acquiescent en souriant. Bonne attente. Bon week-end.
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