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le journal de MaxMANUEL DE DEMISSION MENTALE
le journal de max
Courriers
Trombi de Max Dédicaces
430 emails reçus la première semaine. Impossible de les publier tous. En voici un panel représentatif. Merci pour votre soutien, vos encouragements. Je reste près de vous. Bien amicalement, Max.



Claire : Entièrement d'accord avec ta vision de l'entreprise, c'est tellement vrai ! Ces jeux de pouvoir, ces rapports mêlés d’hypocrisie ! C'est je crois l’endroit ou les rapports sont à la fois les plus vrais et les plus faux, et surtout les plus malsains ! On commence en général à aimer les gens avec qui on travaillait quand on ne travaille plus avec ! Entre les hystériques, les faux-culs, les gens qui se prennent pour des stars et ceux qui sont bêtes mais qui se croient super intelligents. Bref j'ai lu ton livre et j’ai reconnu l’entreprise où j’ai fait mon stage !

Max : Miracle de l'universalité, moi aussi je te reconnais, chère petite Christelle.



Fred : Salut Max, j'ai acheté ton bouquin le jour de sa sortie et peu importe les critiques ou les incompréhensions de certains (n'est ce pas Mr Fogiel) moi j'ai adoré. D'ailleurs je l'ai lu d'un trait. Alors merci pour ce bon moment que j'ai passé à te lire, et je trouverai presque dommage que tu démissionnes pour la simple raison qu'il me tarde déjà de voir une suite de tes aventures pointer le bout de son nez chez mon libraire. J'espère que tu nous tiendra au courant sur ton blog de la suite des évènements.

Max : Beaucoup me demandent de reprendre mon blog aussi sec, il me faut souffler un peu ! Peut-être le jour de ma démission. Ou ne serait-ce que pour raconter l'aventure de cette publication.



Seb : Salut Max, je connaissais ton blog de nom uniquement, je n'avais pas pu le lire, c'était déjà fermé. c'est donc sans aucun recul ni apréhension que j'ai lacher ma CB pour les 18 euros de ton livre. Grand bien m'en a pris. merci pour ce moment fort agréable de détente que tu m'as procuré. Amicalement.

Max : Cool. Pour tout t'avouer, parmi les centaines d'emails reçus, personne ne m'a encore dit regretter d'avoir acheter le bouquin. C'est plutôt encourageant, non ?



Gaël : Bonjour, On entend en ce moment beaucoup parler de vous. Alors vous êtes un malheureux employé dans une société de merde. Le monde vous accable, les personnes que vous rencontrez (collègues, patrons...) sont laides (cf. les surnoms que vous leurs donnés dans votre livre). Sachez tout d'abord que de nombreux chômeurs rêvent d'être à votre place. De plus le boulot n'est plaisant pour personne, la routine ne plaît à personne mais on s'y fait par obligation. La discrimination, voir le racisme, que vous déballez dans votre livre ("la grosse", ...) est inacceptable ! La majorité des personnes ne touche que leur salaire, vous c'est votre salaire plus les bénéfices de votre pitoyable livre ! En espérant que vous passerez une bonne nuit, (et que demain votre patron vous aura reconnu sous votre écran, ridicule et lâche) Cordialement.

Max : Voilà ce qui arrive lorsqu'on parle d'un livre que l'on a pas lu. On n'y comprend rien.



Bbsato : Coucou Max, en tant qu’ancien lecteur qui attendait ton retour avec impatience, je ne voulais surtout pas manquer ton passage chez Fogiel, juste avant le lancement de ton livre (félicitations au fait !, pour le livre, pas pour Fogiel, mais tu avais compris...). Autant te le dire tout de suite, si tu n’avais pas été sur le plateau il ne me serait jamais venu à l’esprit de zapper sur France 3 à cette heure... Je déteste (même pas cordialement) Fogiel et Carlier et n’ai pas la moindre sympathie pour Mathy ou Bernier qui me semblent bien mal placées pour juger de ce qui est intellectuel ou ne l’est pas.

Un grand moment de solitude certes, mais je peux t’assurer qu’on était nombreux à te soutenir derrière l’écran ! Une fois de plus, on s’est attaché à faire passer le blog pour un sous-genre qui peut être tout sauf littéraire, et les blogueurs pour des ados attardés, addicts à Skyblog... Pathétique, mais prévisible. Fogiel ne peut faire que du Fogiel, bête et méchant.

Pour parler de sujets qui ne fâchent pas, j’ai évidemment acheté ton livre hier (le premier jour de vente est important pour un auteur !). J’ai décidé, à mon corps défendant, de freiner l’élan qui me poussait à le lire d’une seule traite, histoire d’en profiter un peu toute la semaine ;-) J’aimais beaucoup ton blog, j’aime ton livre, normal, c’est du grand Max, mordant, décapant, incisif. BRAVO !

Au fait, tu es sûr, tu ne bosses pas dans la pub ? Une grosse bise sur les deux joues. J’espère qu’il y aura un tome 2.

Max : Bonjour Bbsato ! Anonymat oblige, je me suis retrouvé un peu idiot avec mes exemplaires d'auteur. Autant en faire profiter d'autres blogueurs, petite distribution sur le net, par certains considérée comme manipulatoire. J'aurais dû t'en envoyer un et, misère infinie, j'ai oublié. Mille excuses.



Thierry :  Je sais où tu bosses : chez emap.

Max : Diantre, me voilà fait !



Maxime : Futur pur produit, comme toi, des grandes universités, j'ai la malchance de me trouver actuellement dans le nord de l'Europe. Je t'ai regardé passer «chez Ruquier» et j'ai été atterré par les commentaires insipides des «chroniqueurs», particulièrement la vieille qui se permet de tutoyer tout le monde et la blonde dont le mec ressemble vaguement à un tennisman (j'ai peut-être mal compris, je mangeais un yahourt 0%). J'ai l'impression qu'ils sont passés à côté de l'esprit du blog.

Te comparer à Houellebecq n'était vraiment pas flatteur. J'ai « lu Houellebecq ». Lui, en fait, il parle de la misère des pauvres losers. Il est drôle, mais un peu lourd, scatologique, voire prolétaire. Max, lui, toi, disserte sur la misère des winners. Tu me fais plus penser à un Bret Easton Ellis français, où la folie serait remplacée par une certaine résignation. Bref, moi, je vais l'acheter, ton bouquin. Et je m'en fous de voir ta tête. Et je m'en fous aussi de te refiler du fric. Ça me coûte quoi, après tout ? Bonne chance.

Max : Claude Sarraute m'encensait au début de sa tirade mais ce fut coupé au montage. Côté financier, si je démissionne, je serai sûrement plus pauvre qu'actuellement. Mais content de l'aventure.



Modulo23 : Bonjour Max, je trouve extremement dommage que vous pratiquiez la censure de commentaires sur votre blog. J'ai poste 'modulo23' ce matin et a peine une heure plus tard, disparu ! Etait-ce si subversif ? etait-ce plus inutile que d'autres commentaires ? Etait-ce plus hors sujet ? Lecteur assidu de la premiere heure (aout de l'annee derniere), je suis vraiment tres decu de ce comportement. Votre cynisme sur l'entreprise serait-il devenu incontrolable, etes-vous devenu "tout-puissant" ? Ai-je le droit de dire que votre prestation tv etait decevante ? Je concois qu'un passage tv soit destabilisant et que les bonnes resolutions prises avant ne tiennent pas mais vous etes passe pour un type tout a fait inutile et negligeable, et le sujet pour du pur remplissage d'antenne. Vous avez eu le temps de supprimer mon commentaire, aurez-vous le temps de repondre a ce mail et a ces interrogations ? Je l'espere. Cordialement.

Max : Sans vergogne, je vire les commentaires injurieux, critiques faciles et autres chieries. Mon site n'est pas un exutoire, c'est un lieu civilisé. Détraqués, malpolis et autres foireux, passez votre chemin.



Nemo : Bonjour Max, A lire les commentaires du jour, j'en regretterais presque de ne m'être toujours pas acheté de télé ! Mais à défaut de télé, j'ai acheté ton livre et je ne le regrette pas, loin de là ! Du coup, je l'ai libéré dans un lieu public pour que quelqu'un d'autre le trouve et l'apprécie comme je l'ai apprécié. Excellente adaptation romanesque de ton blog, je pense qu'il y a là un vrai travail de réécriture dont je tiens à te féliciter. J'ai attendu avec anxiété, tout comme Athéna, un exemplaire dédicacé, en souvenir de ton forum mais je m'en suis fait une raison. N'attends pas les 100.000 ! Démissionne de suite et lance toi dans l'écriture, tu n'auras pas d'autre chance ! A bientôt.

Max : Ton idée de libération des livres est vraiment sympathique. Tout comme tu l'as toujours été. Merci, Nemo.



Tana : Max, c'est dommage d'avoir retirer tes posts sur ton blog. Moi je trouvais plus rigolo ce rdv avec ton blog. Trop génial de cynisme mais
aussi avec une sagesse qui apparait tout doucemment au fil de tes posts. C'etait vivant et tellement cool ce petit rdv. Bon maintenant tu as l'intelligence de faire du business. Mince, je n'aurai pas les sous pour ton livre, tant pis. J'attendrais le poche ou noel.

Max : Transformer un blog en livre n'était pas un pari facile. J'en ai pris le risque. Même si pratiquement tout a été réécrit, il fallait être clair vis-à-vis des libraires.



Marie : Bonjour Max, jusqu'à hier soir j'ignorais l'existence de votre blog, j'y ai jeté un oeil dès aujourd'hui et me régale en vous lisant. Peu après avoir mis le pied dans le "fabuleux" monde de l'entreprise je me suis vite sentie une extra-terrestre moi aussi. Je m'y sens toujours à part et les années qui passent et les évènements me confortent dans l'idée que nous sommes entourés d'une belle brochette de connards. Vivement la retraite ou le jour où je gagnerai au loto que je me tire de ce nid à merde qui me déprime, surtout quand on doit y passer le plus clair de notre temps tout ça pour gagner un salaire dont on doit reverser une bonne partie à l'état. Bravo pour votre démarche. Je vous souhaite d'atteindre les 100 000 exemplaires afin que vos efforts d'avoir eu à vous lever tous les matins pour voir toutes ces sales tronches soient récompensés. Bravo et merci !

Max : Dans le livre, tu devrais trouver quelques tuyaux pour ta démission mentale. Bon courage !



La fille de la plage : MOF n'est pas très intelligent. Il est parfaitement adapté à ce que les têtes pensantes de la télé croient que le public attend d'un prime time. Il travaille sur le racoleur, le superficiel, l'accroche, la démolition de ce qui lui échappe et la vanne facile grâce à l'oreillette, les clonettes qui font les fiches et les maquilleuses. Son but n'est pas de valoriser l'invité surtout quand celui-ci lui est supérieur en tous points. Il ne fallait espérer ni une analyse sociologique de l'univers des blogueurs en général, de sa richesse, de sa profondeur, de ses trésors cachés, de la fabuleuse dimension d'expression et de partage qu'il offre ni une explication pertinente du "phénomène Max" dans son fond ou sa forme. MOF a deux options, il vaseline ou exploite la faille jusqu'à l'épuisement. Carlier passe la deuxième couche. Il faut donc réduire la finesse, l'humour et l'intelligence sociale du livre "Max" à un caca dans les toilettes. Parler de tendresse à ces deux hommes hargneux, complexés, agressifs et limités était une évidence et un suicide.

Il ne sont pas passés à côté du sujet, ils n'ont même pas imaginé qu'il pouvait y avoir un véritable sujet. De même qu'ils ne peuvent pas imaginer la mobilisation de soutien qu'a engendrée leur attitude, même chez les spectateurs qui ignoraient tout d'un blog. Car le public méprisé n'attend pas forcément de la daube rance à 20h50.

Les "non-initiés" font déjà la démarche de chercher par eux-mêmes (confirmé par mon libraire chéri) et c'est ce qu'il pouvait résulter de meilleur d'un passage dans l'arène. MOF, ton public est moins con que ce que tu crois. Merci Max. Un bisou à "Che", tiens.

Max : ça a été une boucherie télévisuelle. Impossible d'en placer une (surtout de la part d'un novice), face à des gens qui n'avait même pas lu le livre. C'est beauté.



Frédéric : Salut Max, Je n'ai pas vraiment lu tes blogs. Je t'ai vu hier à la TV. Je travaille comme cadre dans une banque et je partage ton avis sur l'entreprise. Je comprend donc que tu caches ton identité. J'ai donc trouvé que tu te défendais mal face à cette brochette de parias de la télé. Là-bas c'est encore la monarchie : les têtes ne changent que tous les 20 ans : Druker, PPDA ... et cie.

L'entreprise aussi fonctionne comme une monarchie : les nominations se font à la tête du client (ou "sur canapé" ca existe encore), les "métèques", les "sarrasins" et les handicapés ont rarement droit de citer. Le salaire aussi est subjectif comme tu le fais remarquer. Toi qui vient d'une école supérieure, tu sais pertinenment que l'expérience est rarement un critère d'entrée : la faute à la "diplomite", une infection généralisé chez les DRH qui se transmet de génération en génération.

ll existe plus de représentativité et de convivialité dans les petites boites mais là, c'est 12 heures par jour ou rien ! Donc dans le monde l'entreprise tu as le choix entre la dictature ou l'esclavage. Ainsi tu mets en lumière de manière cynique le fait que le travail vient du latin "tripalium", un instrument de torture à 3 pieux. C'est ça le prix de la civilisation ! Quelle alternative proposes-tu ?

Max : Cf interview avec Loic le Meur : mon objectif n'est pas de proposer mais de montrer. Bien souvent, une fois que le problème est sur la table, visible de tous, la solution vient d'elle-même.



Laurence : Bonjour, j'ai vu l'émission de Fogiel hier soir. Je comprends tout à fait votre point de vue quant à la "tête d'ordinateur". De nos jours, il faut malheureusement savoir se protéger de tout et de tous ! Bravo, et bonne continuation.
 
Max : Mon visage ? D'accord avec toi : ils ne l'auront pas.



Chantal : Bonjour Max. Hier nous avons organise un petit diner entre copines tout spécialement en ton honneur pour assister a ton passage televisé chez Marc-O. Une jolie table, du vin italien et des mets fins, tout ca pour que la soirée soit réussie. Et puis tu arrives sur le plateau. On est fievreuse... enfin on va découvrir la trombine de Max. Et te voila avec ta « cagoule » a toi, un ordinateur en guise de couvre chef... on a pris notre verre en cristal de boheme... non j’exagère a little et on s’est consolées avec le Valpolicella cru millésime 2002 !

Mon avis perso a moi, c’est que j’ai davantage entendu le Max auteur. Je n’ai pas retrouvé le ton incisif des posts quotidiens qui décrivent avec un style qui t’appartient ta vie au boulot, Gege, les stagiaires sympa. J’imagine bien que passer chez Marc-O c’est pas forcement une sine cure... on sait pas a quelle sauce on va être mangé par le pitbull du PAF... aussi je ne ferai pas partie de ceux qui inévitablement feront du rentre dedans.

Alors voila, Bonne chance pour la publication de ton livre et surtout arranges toi vite pour vivre selon tes propres souhaits, à savoir en écrivant des livres que tu publieras à chaque rentrée littéraire. A ton avenir Max !

Max : Il faut dire qu'après quinze minutes d'attente, un moniteur sur la tête, on est plus très frais ! Depuis l'ouverture du blog, l'écriture me titille gentillement. Cela m'étonnerait que j'en reste là.



Guillaume : Salut Max. Ca y est c'est fait, tu as réouvert ton blog et ceci à la sortie du livre. Comme beaucoup, j'ai découvert le blog avec Le Monde, j'aimais bien ton style même si je n'apréciais pas toujours le fond. (le côté blazé, revenu de tout) Du coup je ne comptais pas l'acheter, car je me disais que ça me faisais quand bien ch*** de donner mon fric à un gars qui gagne dix fois mon salaire et encore plus à Robert Laffond.
 
Mais depuis j'ai écouté le début ton interview sur le blog et en entendant ta voix j'ai eu l'impression que tu n'étais pas si cynique que ça. Tu as aussi expliqué ce que tu reprochais à l'entreprise et ça m'a plus. J'aurais bien écouté la suite mais j'ai cliqué sur un lien et du coup j'ai quitté la page et en revenant pas moyen de zapper ce que j'avais déja entendu, peut-être que dimanche je ferait un tour sur ONPP même si je n'aime pas plus MarcO que ton éditeur. Enfin tout ça pour dire que je vais peut être investir pour ton avenir en allant acheter la version papier, allongée, améliorée de ton blog. En attendant, bonne continuation,

Max : Chacun voit dans Max ce qu'il veut. Un être cynique ? Ce serait trop simple, trop facile. Ceux qui ont lu le livre jusqu'au bout, et notamment le chapitre 14, comprendront.



A B : Tu devrais te marier avec Bridget Jones et vous feriez beaucoup de petits "pockets" à lire dans les trains de banlieue.. qui emmène la viande encore chaude dans les bureaux. What a good deal ! Hope u gonna make it...

Max : J'espère surtout ne pas être le dernier de la descendance. La blogosphère regorge de talents qui, bien souvent, ont le courage de continuer alors qu'ils sont peu lus, voire pour certains : pas lus du tout.



Nico : Bonjour Max, je viens de te voir sur france 3, d'après tes paroles j'ai l'intuition que tu travailles au Crédit Mutuel de Bretagne. Ou en tout cas dans le groupe arkéa,non ? En tout cas bonne chance pour tes choix de vie.

Max : Saperlipopette, je suis démasqué !



Marie : PC sur onpp. J'ai lu quelques bribes de votre journal. Manipuler est loin d'être un plaisir pour le manipulé. En même temps, Bourvil disait que : "prendre pour des imbéciles ceux qui vous prennent pour un crétin est un plaisir de fin gourmet". C'est vrai. L'impression que j'ai, c'est que vous "plaignez" les jeunes loups aux dents longues. Personnellement le manque de culture total de ces gens me sidèrent. Vous dire que vous êtes de droite quand vous évoquez quelques connaissances en théorie économique, c'est grave. Surtout quand la meute se regroupe. Ca fait du dégât. Actuellement, votre bouquin ne fait pas partie de mes priorités. Mais dès que j'en ai les moyens, je vous sauve de votre entreprise à taille humaine. Bonne chance.

Max : Il ne faut pas attendre de la télé autre chose que ce qu'elle est.



Bineta : J'aimerais savoir pourquoi tu ne prends pas ton courage à deux mains pour te démasquer ? Je t'ai vu hier à la télé et je peux te dire que ta prestation n'a pas été brillante avec ton ordi sur la tête ! Je ne comprenais pas la moitié de ce que tu disais et je pense que je ne suis pas la seule. Quand on décide d'être politiquement incorrect, il faut en assumer les conséquences et s'assumer soi-même ! Voilà ma critique du jour. A plus.

Max : Peu importe mon identité. Des millions de gens partagent ma condition et la plupart ne peuvent démissionner : loyer, prêts bancaires, enfants, etc. La seule chose qui compte, c'est la justesse de mon propos.



Jean-Marc : Max est donc passé chez Fogiel. Perso, j'ai trouvé cette émission avec un certain ahurissement. Jamais la télé ne m'a semblé étaler avec aussi peu de vergogne son jeu de faux semblant. Pas des animateurs ou invités permanents de l'émission n'était là pour lui-même : Fogiel faisait le naïf de service, très français moyen, curieux et émerveillé mais un rien niais face aux enjeux (et quels enjeux ! Ca se voit qu'on a pas pris un cyclone sur la tête, nous !), Carlier faisait le nabab plein d'esprit, près à baisser le pouce sur le pauvre gladiateur en train d'essayer de faire son job de promotion (ils sont tous là pour ça). Mimi n'existe plus, elle n'est plus que ses personnages. Sa complice ne sait plus qu'être méprisante (sans doute une vengeance personnelle face à l'humanité dans son ensemble), Cassel n'était que le père de son fils, le père machin (je n'ai pas retenu son nom) figurait en prêtre d'un autre âge (même sa tenue n'est plus portée par le clergé sauf le plus obtus de nos jours), et tout était à l'avenant. Victor Emmanuel (tu permets que je t'appelle Victor Emmanuel, Max ?) est lui arrivé avec son message à délivrer, pour sa première télé, soucieux d'un peu de provoc mais surtout de protéger son anonymat et celui de ses collègues (vous aimeriez savoir, vous, que vous avez inspiré le personnage d'Annie les gros mollets ?). Il a été confiné d'entrée dans le personnage du blog, s'est fait dénier son existence réelle. Il a été agressé par les lions. Fogiel a naïvement cité les passages les plus scato du livre pour que les fauves s'énervent, et on a vu tout ce beau monde, très club anglais, se jeter avec mépris sur celui qui ne faisait pas partie de leur bande. D'autres, membres eux aussi du club, écrirais la même chose et ce joli petit monde crierait avec autant d'énergie au génie.

Alors oui, c'était difficile, et tu ne t'en es pas mal sorti, Charles Edouard (tu permets que je t'appelle Charles Edouard ?) Au lieu de vilipender Max pour sa prestation, vous feriez mieux de vous poser des questions : Qui a contribué à vous donner, à tous dans Blogland, une notoriété ? Qui vous a ouvert la voie, du moins à ceux d'entre vous qui ont quelque chose à dire, vers l'édition et la diffusion large de vos idées dans la société ? Avez-vous vraiment compris ce que nous dit Max, ou vous êtes vous simplement contentés de vous gargariser sur un reality show décalé où vous pouvez soulager vos frustrations de travailleurs aspirant aux vacances ?

Max à l'occasion de vivre de son travail de blogger (parce qu'avec une telle assiduité et un tel talent, c'est du travail, incontestablement). Et alors ? Que ceux qui n'ont jamais rêvé de gagner au loto ou d'hériter d'une riche tante lui jette la première pierre (sors de derrière ce bouclier, Pierre Philippe (tu permets que...oui bon d'accord), tu ne risques rien). Max le fait au moins parce qu'il a des idées et que cela lui permettra de vivre en accord avec elles, et je lui souhaite bonne chance.

Pour finir avec le chapitre gros sous, un acteur certes talentueux mais en campagne de promotion (on voit partout Cassel ces temps-ci) et une femme qui sponsorise son mariage grâce aux media sont mal placés pour y trouver à redire. J'ai un scoop pour ceux qui attendaient un super héro anarchiste hier soir ! Celui que vous avez vu n'est pas Max mais son auteur. Et si le blog de Max nous parle de choses réelles, il ne faut pas non plus le prendre au pied de la lettre ! Non je dis ça parce que tout le monde n'avait pas l'air au courant, vus les réactions.

Tiens bon, Antoine-Athanase, Max, Lucien, ou quelque soit ton vrai nom ! Ceux qui sont morts de rire te saluent !

Max : Défendre la blogosphère n'est pas chose facile. Nous manquons de visibilité et les médias ne nous aident pas beaucoup. Par exemple, ma réponse franc du collier à Philippe Geluck fut coupée au montage. Il me semble que la sortie du livre et le battage que l'on en fait, même avec les raccourcis parfois grossiers de certains journalistes, vont dans le bon sens.



Vacuole lipidique : Bonjour Max. Je viens juste de finir ton livre, et j'y ai trouvé le style d'écriture que j'affectionne le plus. Une plume humoriste et de l'encre acide sulfurique. J'avais presque envie de sacrifier mes études de médecine pour tenter de rentrer dans le milieu que tu décris. En même temps je souhaite devenir psychiatre, la seul différence c'est que si j'y arrive je serai payé pour écouter tes collègues. (Si je me fais un ami proctologue je te donnerai son numéro tu le transmettras à ton patron)
 
Jamais je n'aurai eu l'idée de mettre sur papier mes péripéties dans ma fac, rempli de futur Solénoïde et de Numéro 4 (c'est mon préféré, peut etre son coté victime). Je connais d'ailleurs une Géraldine qui ressemble mot pour mot, a 20 ans pres, à la tienne. Ce prénom doit être maléfique. Je vais chercher si éthymologiquement il signifie : Etre dont la porosité cérébrale reste une énigme pour la science moderne.
 
Si j'ai pu lire ton livre avant sa sortie c'est parce que tu l'as envoyé à un journal pour que son critique littéraire le lise. Malheureusement le critique a l'humour d'un méga-man. Il déambule dans les bureaux, la pipe au coin de la lèvre, se plaignant que de jeunes gens ont failli lui provoquer une hémorragie interne en le bousculant en skate dans la rue (véridique j'étais la quand il l'a dit). Après avoir fait le tri des livres qu'ils allaient faire semblant de bouquiner avant de demander à sa secrétaire d'aller sur internet chercher une critique deja faite, dont il changera tout les mots (meme les articles) à l'aide du dico des synonymes. Et malheureusement le tien était sur la pile "élimination". Sa secrétaire lui a donc pris et me l'a donné. Mais je compte bien l'acheter pour être une des 100 000 personnes qui te permettront de démissioner (permettront ou obligeront?) Amicalement.

Max : A croire que pour certains, l'identité de l'auteur compte plus que son propos. Cela est si flagrant que dans mon cas, je sais dès la première question si le journaliste a lu le livre ou pas.



Mina : Salut Max, j'ai assisté, muette, au déchaînement des lecteurs/spectateurs devant la réapparition du phénomène Max. Pas vu les émissions de télé, et tant mieux je crois, puisqu'elle ne t'ont pas permis de creuser le propos. Je suis restée en suspens, avec une image de Max homme mûr, cynique, joueur et manipulateur, un de ces personnages que les employés très communs, impressionnés par leur aura de puissance, voient passer à distance dans les couloirs, sevrage forcé du blog avec la fin du forum. Dur mais nécessaire finalement, j'étais sur la mauvaise pente de l'accro qui joue avec ctrl+tab pour cacher ses lectures interdites.

Refroidie par ta prise de distance pour écrire le livre, je t'ai trop identifié avec ton personnage, et ne me suis pas trop préoccupée pour toi, même si tu faisait remarquer qu'après tout peu de lecteurs t'écrivaient et que tu te sentais parfois seul. Je viens de reprendre contact et de faire un peu ta connaissance. Pas en lisant les extraits du livre, non, simplement en restant tard le soir au boulot à écouter l'entretien avec Loic le Meur.

Quel choc ! Une voix très juvénile, que tu n'endigues pas dans la gorge pour te donner contenance, comme font souvent certains hommes murs. Et tu te lâches de plus en plus, avec les mots, parfois très familiers, c'est insolite ! Et que de pfff et gloussements et exclamations et . passerelles de communication ! Quelle différence avec le ton des posts !

Max est usé dans son cour, et ne peut s'émouvoir qu'avec un ange. Tu vis en mettant ta main dans ta poche. Max manipule en usant de vieilles recettes dont le résultat ne l'étonne plus. Tu te jettes dans ce tournant de ta vie en disant « Mouais bof, et si ça tourne mal, on s'en fout ! Faut vivre ! » Tu ne te réfugies pas dans la culture, l'élitisme, pour te dissocier du brave peuple, au contraire, tu adoptes ses intonations, tu t'ouvres et t'amuses de toi même.

Quel contraste ! Né (peut-être) comme projection de toi instrument/imprécateur de l'Entreprise pour reveiller les consciences, Max a pris une voie différente, et dans son désabusement il s'est énormément éloigné de toi, hmmm ?

Mais alors... Les commentaires de la plupart des lecteurs seront de plus en plus à coté de la plaque. Je ne parle pas des frustrés de la réalisation personnelle qui te voient comme leur personnage de jeux vidéo (plus ça latte plus c'est bien) ou in self made man (je suis le maître du monde), mais de ceux qui voudraient comprendre ton message sur l'entreprise.

Tu brouilles énormément les cartes. Bon. Après tout te voilà passé à travers l'écran, tu es chaud, fragile, tout près. C'est mieux. Il y a de l'espoir, pour nous, pour moi. Rien n'est perdu. Tu n'es plus un monstre de l'Entre prise que je cherchais à comprendre, pour ne pas me laisser absorber par tes congénères, tu es une âme qui lutte pour rester humaine.

Merci pour la surprise et le sourire intérieur. Bonne nuit. Mina

Max : Oui. Tellement oui. Rares sont les lecteurs qui ont vu le côté sensible. La plupart ont préféré zapper les textes comme "Le dernier homme" ou "Lettres aux culottes courtes" (cf. la page des anciens textes). Comme tu le dis, ils veulent un Max frappeur, un gros bourrin. Tout l'inverse de ce que je cherche à faire pendant 200 pages : être vivant dans ce monde de dingues. Merci pour ton email, chère Mina.



Paulette : Salut max, hier je t'ai vu a la tele avec ton pc sur la tete. T'étais trop mimi, et puis t écris bien.  Bon allez, avoue, t'es moche ou quoi ? Peu importe je suis intéressée.

Max : Pourquoi tant de femmes sont-elles attirées par mon moniteur 15 pouces au repos ? Désolé Mesdames : la renommée est un luxe mais le nec, c'est l'anonymat.



Wanzin : J'ai fini le livre et c'est trop génial : bien plus complet que le blog, une bonne dose de cynisme, un peu d'exagération... Méga-man mon perso préféré, lol.le coup de la moquette, le fauteuil maudit, les idées de gégé, la secrétaire... bref une réussite !

Max : Merci. J'ai fait de mon Max.
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